Quelques défintions de L’Infirmité Motrice Cérébrale et du Polyhandicap
1/ EXTRAIT DE LA CHARTE DU GROUPE POLYHANDICAP FRANCE
PRINCIPES DE REFERENCE POUR L'ACCOMPAGNEMENT DE LA PERSONNE POLYHANDICAPEE
Le G.P.F. (Groupe Polyhandicap France ) fait sienne la définition suivante : " le polyhandicap se définit comme suit : situation de vie spécifique d'une personne présentant un dysfonctionnement cérébral, précoce ou survenu en cours de développement, ayant pour conséquence de graves perturbations à expressions multiples et évolutives de l'efficience motrice, perceptive, cognitive et de la construction des relations avec l'environnement physique et humain. Il s'agit là d'une situation évolutive d'extrême vulnérabilité physique, psychique et sociale au cours de laquelle certaines de ces personnes peuvent présenter de manière transitoire ou durable des signes de la série autistique.
La situation complexe de la personne polyhandicapée nécessite, pour son éducation et la mise en œuvre de son projet de vie, le recours à des techniques spécialisées pour le suivi médical, l'apprentissage des moyens de relation et de communication, le développement des capacités d'éveil sensori-moteur et intellectuelles, l'ensemble concourant à l'exercice d'autonomies optimales ".
2/ FEDERATION FRANCAISE DES ASSOCIATIONS D'IMC - FFAIMC
2-A QU'EST-CE QUE L'I.M.C. ?
L'infirmité motrice cérébrale recouvre différents niveaux et formes d'atteintes motrices, d'origine cérébrale, dont l'étiologie est liée à des accidents pendant la grossesse de la mère (anomalie chromosomique, agent infectieux, atteinte encéphalite…), autour de la naissance (anoxie, convulsions…) ou au cours de la petite enfance (traumatisme crânien, méninge-encéphalite…). Au(x) handicap(s) moteur(s) sont associés parfois, des troubles de la déglutition, de la vision, de l'audition ainsi qu'une déficience intellectuelle.
On observe dans l'IMC un certain nombre de syndromes neurologiques :
" La diplégie : atteinte plus forte des membres inférieurs que des membres supérieurs ;
" L'athétose : raideurs musculaires et contractions de force variable qui affectent surtout les membres supérieurs et l'appareil phonatoire et entraînent des mouvements involontaires et une parole difficile ;
" L'hémiplégie : atteinte d'un seul côté du corps ;
" La quadriplégie : atteinte plus forte du tronc et des membres supérieurs que des membres inférieurs.
Les différentes formes d'IMC peuvent avoir, surtout chez l'enfant, des expressions analogues.
Les enfants infirmes moteurs cérébraux doivent avoir recours à des rééducations kinésithérapiques, ergothérapiques, orthoptistes, orthophonistes ainsi qu'à l'utilisation éventuelle de prothèses. L'adaptation sociale et professionnelle ultérieure est variable : certains IMC s'intègrent en milieu normal, d'autres vivent et travaillent en milieu protégé.
2-B/QUI SONT LES PERSONNES I.M.C. ?
Victimes de lésions cérébrales précoces survenues durant la période anté- ou périnatale (en tout cas, avant l'âge de un an), les infirmes moteurs cérébraux souffrent de déficiences neurologiques (neuromotrices et/ou neuropsychologiques) stables et fixées. Les causes de ces accidents cérébraux sont multiples, mais cependant, il faut insister sur la fréquence relative de la prématurité, et ce d'autant plus que les causes de nature obstétricale (dont l'anoxie néonatale) sont devenues plus rares, essentiellement du fait des progrès de la néonatalogie et de la réanimation néonatale.
Or, le terme de " lésions cérébrales précoces " s'applique à de nombreuses pathologies, très disparates, de causes (étiologies) variées. Cette appellation ne recouvre aucune homogénéité clinique, puisque, en ce qui concerne par exemple le handicap moteur, il peut s'agir d'enfants marchant, ne souffrant que d'une simple boiterie, aussi bien que d'enfants quadriplégiques et totalement dépendants pour tous les actes de la vie courante, avec, entre ces deux extrêmes, tous les intermédiaires possibles.
Surtout de nombreuses pathologies, autres que la prématurité et les anoxies à terme, peuvent être à l'origine d'altérations cérébrales : malformations cérébrales héritées ou accidentelles, atteinte de l'enfant in utero (embryo-foetopathies infectieuses, virales, toxiques,…), traumatismes crâniens précoces, hydrocéphalies (malformatives, ou dans le cadre d'un myéloménigocèle,…), accident vasculaire cérébral, tumeurs, etc. Ainsi, si tous les IMC sont porteurs de lésions cérébrales précoces, toutes les victimes de lésions cérébrales précoces ne sont pas des IMC, du moins au sens classique (restrictif) du terme tel que le
Pr Tardieu le concevait.
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