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L’ACTUALITE DU GRAND CHENE LA ROUMANIE ..... Destination URLATI…au Sud de la ROUMANIE C'est à la plus belle saison, au printemps, que sommes partis pour notre action humanitaire en Roumanie. A deux véhicules, trois jours de voyage en partance d'IZEAUX jusqu'à notre destination finale " URLARTI ". Pendant ce temps les résidants patientaient à Izeaux au Grand Chêne, le temps de notre arrivée en Roumanie. Ils se préparaient au voyage qu'ils allaient entreprendre en avion. Pour la plupart, c'était le premier vol de leur vie. Durant ces trois jours de route, nous avons roulé des journées entières, poussant nos véhicules lourdement chargés de fauteuils et de matériel adapté qui ont toujours réussi à passer sans difficulté les postes frontières… Quelques minutes de pause déjeuner, de fréquentes pauses café et d'autres pauses incontournables. Nous étions encouragés par les nombreux SMS des résidants et des collègues du Grand Chêne ainsi que des Mutuelles. Nous sommes passés par la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, et avons traversé la Roumanie. Cette dernière traversée nous a permis de découvrir et de contempler la diversité des paysages roumains, les reliefs des montagnes encore enneigés, la douceur des collines, les vastes plaines verdies par la nouvelle saison. Nous avons traversé une multitude de villages roumains. Tous s'annonçaient par la présence de magnifiques églises orthodoxes au dôme brillant et lumineux. De nombreuses petites villes aux quartiers hérissés de barres de béton, d'énormes blocs collectifs imposants dominaient, héritage du gouvernement de Ceausescu . De nombreux chiens au bord des routes, en ville, à la campagne, non agressifs erraient un peu partout. Tout au long du parcours, le contraste. On passait sans transition des tas de poubelles et de détritus, aux beaux bâtiments et majestueuses maisons. En Roumanie, les distances sont plus longues à parcourir qu'ailleurs. Les routes sont défoncées ou encombrées à cause des nombreux travaux, les traversées des villages sont interminables. Les autoroutes sont rares. Quant à la conduite des roumains, elle est dirons nous …… osée. Bref, nous laissions souvent le passage à qui voulait le prendre. Nous croisions autant les grosses cylindrées, que des vieilles Dacia rafistolées, des charrettes, des troupeaux de tout et des jeunes enfants qui jouaient sur le bord des routes. Conduire en Roumanie demande une attention très particulière ! Notre arrivée : Arrivés enfin à destination après trois jours de long voyage, nous prévenons les résidants et les professionnels qu'ils ne manquent plus qu'eux et que nous les attendons, qu'ils se dépêchent de prendre leur envol, ou plutôt le vol St Exupery /Buccarest… Le lendemain, dès leur arrivée, à 14 h, nous décidons d'aller rejoindre le centre commercial le plus proche car ce petit monde n'a pas été nourri pendant le vol. Nous trouvons une galerie commerciale, un Carrefour comme chez nous, histoire de ne pas être dépaysés brutalement. Dans la somptueuse galerie marchande, une enfilade de magasins de grandes marques et des produits de luxe, des sanitaires hyper modernes, adaptés pour personnes handicapées. Ca sera la première et la dernière fois que nous trouverons en Roumanie des sanitaires adaptés ! Cette bouffée d'ambiance urbaine étant consommée, nous reprenons tous la route et allons à destination d'URLATI où nous sommes attendus au Centre de Rééducation. Notre arrivée au centre est sidérante autant pour les personnes qui nous accueillent que pour nous tous !! Le Centre de Rééducation où nous sommes hébergés est un lieu un peu sorti du temps : Deux bâtiments cossus, gris, entourent une immense cour au sol défoncé, des baraquements semblent contenir des salles d'activités, un grand champ en friche accueille des pensionnaires de tous âges et de tous handicaps, éparpillés çà et là. Une multitude de jeunes chiots attirent l'attention de nombreuses personnes. A peine sommes-nous descendus du véhicule que nous sommes entourés par une cinquantaine de pensionnaires. Ils s'approchent de nous, nous entourent, nous touchent, nous parlent en roumain, et sont impressionnés par la modernité de nos véhicules et des fauteuils électriques des résidants. De notre côté, nous sommes choqués par leur apparence physique, par l'état de pauvreté qu'ils dégagent. Les pensionnaires les plus démunis portent des habits déchirés, d'une taille souvent trop grande ou trop petite. Nous nous sentons gênés par ce que nous osons dévoiler d'un seul coup, de nos biens matériels. Au-delà de ces images choc, une profonde chaleur humaine émane de leurs attitudes. Cette rencontre entre nos deux Etablissements est particulière. Ces pensionnaires nous cherchent, nous dévisagent comme si nous venions d'une autre planète. Ils essaient de se rapprocher toujours un peu plus de nous. Certains se précipitent pour nous venir en aide, porter nos valises et nos sacs, pousser les fauteuils manuels des résidants. Dans les chambres où nous sommes installés les lieux sont d'époque, peut-être des années cinquante. Seuls les sanitaires ont été rénovés et le carrelage, blanc, détone fortement avec la vétusté des chambres. Nous passerons cinq jours dans ce centre où aura lieu une cérémonie officielle pour la remise des fauteuils en présence du Maire de la commune, du Directeur de l'hôpital d'URLATI où nous avons déposé des fauteuils, du Directeur du Centre qui nous accueillait, des collègues de " la route de l'amitié ". Les résidants avaient sorti leurs plus belles tenues, les professionnels aussi. Avec une grande fierté les résidants ont posé pour la photo au rythme des discours et des remerciements élogieux, traduits par la Présidente de " la route de l'amitié ", Claude BALMAND. Notre activité a été toujours intense. Debout à 7 h du matin jusqu'à minuit nous étions attendus dans différents lieux dispensaires, hôpital d'URLATI, pour la remise des fauteuils. Nos sorties : La Roumanie n'est pas une destination idéale pour les personnes à mobilité réduite. Circuler dans les rues, accéder aux restaurants est un vrai parcours du combattant. A BUCAREST, par exemple, il ne nous a pas été possible de trouver un endroit où nous restaurer. Même le " Mac do " ne proposait pas une entrée accessible aux personnes en fauteuils ; Nous avons alors pris possession de la pelouse d'un grand parc de ville, sous le regard étonné de nombreux badauds. A BUCAREST, la vieille ville était en rénovation depuis plusieurs mois. Visiter des monuments sous des centaines de mètres d'échafaudages a été une épreuve sportive pour les accompagnateurs et pour les résidants qui se cramponnaient à leur fauteuil pendant les moments de portage, quand les fauteuils ne passaient pas. Dans la vieille ville, nous avons trouvé des petites places aux troquets charmants pour déguster une bière fraîche et légère qui a remporté beaucoup de succès auprès des résidants. Nous avons visité de nombreuses églises orthodoxes, des monastères au cadre bucolique. Nous avons pu accomplir notre mission initiale selon les exigences des résidants qui souhaitaient remettre en main propre les fauteuils à leurs destinataires. Pour certains résidants, la remise symbolique d'un fauteuil n'est pas très représentative du volume des fauteuils réparés. Le nombre de fauteuils signait la preuve du travail qu'ils ont effectué durant ces trois dernières années pour les restaurer. En Roumanie, nous avons toujours trouvé des gens aimables et hospitaliers, ce qui faisait oublier d'autres désagréments. Nous avons aimé visiter, découvrir, sortir, partir à l'aventure, piquer des fous rires, être émus, touchés, bouleversés, révoltés par les différences des riches et des pauvres. Nous avons souffert de voir tant de différence dans le traitement des personnes handicapées. Nous avons eu aussi souvent chaud au cœur devant la générosité et la spontanéité de tous ces résidants Roumains prêts à nous aider, à nous prêter, à nous donner un peu de leurs objets, des photos d'eux, peut-être pour ne pas être oubliés. Les aventuriers du Grand Chêne DES NOUVELLES DU PROJET D'EXTENSION DU GRAND CHENE Les travaux d'extension du grand chêne débuteront en janvier 2010, pour inaugurer la nouvelle année !! Cette extension nous permettra d'accueillir six nouveaux résidants, de gagner 1000 m2 de surface habitable, la rénovation et la reconfiguration de nombreux espaces existants. Nous gagnerons 14 nouvelles chambres équipées de sanitaires individuels, de nombreuses pièces d'activités, le déplacement géographique des services para médicaux, social et psychologique qui seront désormais accessibles aux résidants. Pour l'aboutissement du programme immobilier, la constitution d'un comité de pilotage (COPIL) constitué de résidants du grand chêne, de professionnels et des techniciens de Pluralis s'est réuni tout au long de l'année 2008/2009 et a travaillé l'adaptation des espaces au handicap des résidants afin que leur autonomie soit toujours facilité. Au-delà du projet architectural, c'est aussi la perspective de nouvelles orientations institutionnelles. Des pôles d'hébergement s'organiseront à partir du rythme des activités des résidants. Il s'agit de différencier des réponses d'accompagnement en tenant compte : De l'avancée en âge et l'évolution des besoins de la population déjà accueillie dans l'établissement L'arrivée de nouveaux jeunes résidants Les orientations choisies autour de l'accompagnement des résidants IMC Sourds. Pour enclencher ces nouvelles perspectives, nous avons sollicité la participation de nombreux acteurs. De nombreux résidants seront invités à s'exprimer pour les aider à déterminer le choix de leur nouveau lieu de vie. Les familles du grand chêne ont déjà pu évoquer leur avis dans le cadre d'un questionnaire diffusé en octobre 2008. Enfin, le personnel du grand chêne participe dans le cadre de groupe de travail à l'élaboration des nouvelles orientations institutionnelles. Le département médico-social des MFRS (Mutuelle France Réseau), l'ADIMCP et l'équipe de direction du grand chêne collaborent étroitement pour que l'aboutissement de ce projet propose un cadre de vie le plus adapté et le plus confortable possible à l'ensemble des résidants. Patricia AYME Directrice
[mailto:casteloune@orange.fr]
Prochain Conseil de Vie Sociale le 1er février 2010 à 9 H 45 pour toute question ou réflexion vous pouvez contacter la Présidente du Conseil de Vie Sociale Mme CASTELLAN Marie-Hélène tél. 04.76.55.54.10 email casteloune@orange.fr
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